Depuis une décennie environ, l’intelligence artificielle (IA) est devenue omniprésente, dans les discours comme dans les sciences et techniques. Le constat est unanime : elle modifie en profondeur la société dans son ensemble tout comme la vie quotidienne des individus. Mais si l'IA permet d'indéniables progrès, elle est également source d'inquiétudes. Ces dernières années, il ne se passe pas un mois sans qu’une frontière que l’on pensait infranchissable ne soit allègrement dépassée par un nouveau dispositif intelligent, sans qu’un domaine de l’esprit que l’on pensait inaccessible aux algorithmes ne soit résolument parcouru par une machine, sans qu’une compétence que l’on pensait réservée au génie humain soit presque parfaitement simulée par un système d’IA : la capacité de prendre des décisions en tenant compte d’un contexte changeant, de démontrer des théorèmes complexes, de faire des découvertes scientifiques, d’écrire des livres, de produire des images et des tableaux, de rédiger des textes théoriques… Depuis les années 1950, le changement a été rapide, mais il n’est pas nouveau. De fait, l’histoire de l’IA est pavée de prophéties démesurées quant à ses capacités ou sa vitesse de succès. Aussi, quelles sont les limites de l'IA ? Au vu de ses progrès exponentiels, y a-t-il des domaines de l'humain qui, par nature, lui échapperont toujours ? Ou, pour le dire autrement, quel est le propre de l'homme irréductible face à la puissance démesurée de l'algorythme ?
François Levin (Directeur d'ouvrage)
François Levin est doctorant en philosophie à l'école Polytechnique depuis 2018 et travaille sur l'intelligence artificielle.
Étienne Ollion (Directeur d'ouvrage)
Étienne Ollion est directeur de recherche en sociologie (CNRS) et professeur à l'école Polytechnique.
Nous diffusons des cookies afin d'analyser le trafic sur ce site. Les informations concernant l'utilisation que vous faites de notre site nous sont transmises dans cette optique.